Site icon Alma Mater

Les théories du complot, mieux informer pour mieux lutter contre les changements globaux

La politique, les médias et les théories du complot.

Les deux milliards de publications postées en 2022 sur X au sujet de l’environnement témoignent d’un intérêt croissant des internautes pour ces nouveaux enjeux sociétaux. Les climatosceptiques ont généralement appartenu au mouvement anti-vaccins apparu lors de la pandémie de 2020. Ils remettent en question l’origine humaine du changement climatique. Environ 50

Les questions des théories du complot au sujet de l’environnement sont liées à la politique. Certains personnages politiques tiennent des discours qui viennent manipuler l’opinion afin d’obtenir le soutien des électeurs, dans l’objectif que ces derniers se sentent soutenus par le parti concerné. Ainsi, 43

La collapsologie et les théories du complot : un moyen pour se rassurer ?

Face aux multiples bilans alarmants, il est normal de tomber dans un certain pessimisme. En France, nous sommes de plus en plus témoins des conséquences des changements globaux. Les événements climatiques extrêmes comme les inondations, les canicules, les vagues de froid et les tempêtes deviennent plus fréquents sur le territoire. Le rapport de Copernicus 2024 montre que l’année dernière a été la plus chaude. La température moyenne annuelle a dépassé de 1,5 °C sur Terre par rapport au niveau préindustriel, et les océans n’ont pas été épargnés puisque la surface de la mer a enregistré une température moyenne de 20,87 °C. De plus, le 6e rapport du GIEC, paru en mars 2023, constate que la décennie 2011-2020 a été la plus chaude, et que la concentration de CO2 en 2019 a battu des records. Plus encore, les changements globaux touchent également l’agriculture et la santé, causant alors des crises humanitaires.

Pour les collapsologues, les changements globaux représentent l’un des scénarios de l’effondrement de nos sociétés. Jean-Bruno Renard, sociologue français, met en lumière la perte de confiance qui « constitue la clef fondamentale pour comprendre le conspirationnisme ». Combiné à une perte de confiance envers les médias et la science, les individus se dirigent plus facilement vers des thèses complotistes.

Il n’existe pas de profil type, néanmoins, on constate que les plus réceptifs sont ceux les moins diplômés et ceux en situation de vulnérabilité sociale.

Contre le complotisme et la diffusion de fausses informations, les scientifiques doivent se diriger vers ce public pour déconstruire ces idées. Il en est également de la responsabilité des politiciens et des journaux d’être précis sur ce sujet, tout en ne tombant pas dans le sensationnalisme ou dans le pessimisme. Puisque malgré les relevés inquiétants mis en avant par les différents rapports des organismes, des réponses et des adaptations sont proposées pour faire face aux conséquences climatiques et renverser les tendances.

Quitter la version mobile