OCS – Westworld S03

C’est devenu une petite tradition almamaterienne lorsque qu’une saison de Westworld est à l’affiche. Sans gâcher l’intrigue, la rédaction partage son avis sur les deux premiers épisodes de la saison 3, disponibles en exclusivité sur OCS.

Le confinement aura au moins le mérite de nous faire renouer avec le petit écran. Rien de mieux que de se replonger dans l’incroyable épopée de Westworld pour satisfaire ce plaisir coupable. Pour ceux qui découvrent la série dans le thème du Far West et peuplée d’androïdes, vous pouvez consulter la critique d’Alma Mater à propos des deux premières saisons à l’adresse suivante :

https://journalmamater.fr/2019/01/18/westworld/

Vous autres qui attendez Westworld avec impatience, le suplice touche à sa fin ; car les attentes étaient très grandes après le virage annoncé à la fin de la saison précédente par les scénaristes, Lisa Joy et Jonathan Nolan. Promettant de quitter le parc où l’intrigue était cloîtrée pendant vingt épisodes, confinée sur l’île de Westworld, la saison 3 était dans l’obligation de se réinventer. Il s’agit toujours d’un moment périlleux, mais essentiel, dans la vie d’une série, car les auteurs mettent en jeux ce qui a fait le charme et l’authenticité. C’est donc d’autant plus remarquable que la nouvelle saison de Westworld ait réussi ce pari ! Elle arrive directement à catapulter le spectateur dans ce scénario neuf tout en sachant renouer avec sa genèse. Un grand-écart, décrivant une parfaite arabesque, avec un pied ancré dans le parc et l’autre dans le monde des humains. 

C’est dans ce nouveau monde à l’ambiance orwellienne, dominé par les mégadonnés et les nouvelles technologies, que Dolores mène une bataille dans l’ombre contre l’humanité… L’androïde Dolores ayant accompli sa transformation en ange destructeur et toujours interprétée par l’époustouflante Evan Rachel Wood. On peut aussi citer les excellents jeux d’acteurs de Jeffrey Wright, alias Bernard, et de Thandie Newton, aka Maeve, qui forment le trio de tête autour duquel s’oriente le récit. 

Côté narration justement, la série a souvent été critiquée pour son histoire chaotique et alambiquée, mais qui créait aussi l’enchantement chez les fans. Les nouveaux épisodes suivent à priori une narration linéaire ; à priori, car dans Westworld on n’est jamais à l’abri d’une surprise. Une pseudo-simplicité qui plaira à la fois à un large public sans pour autant perdre de sa saveur. Les scénaristes préfèrent plutôt installer progressivement des niveaux de complexité dans l’intrigue tout en cachant, comme précédemment, des indices aux spectateurs attentifs. L’épisode 2 en particulier, a été riche en références telles que les films Matrix ou Un jour sans fin, et a su superposer simulation sur simulation. 

 

Finalement, cette saison promet aussi de s’attaquer à un lot de concepts philosophiques. Poussant encore plus loin les questions de conscience artificielle, de libre-arbitre et d’immortalité numérique, Westworld saison 3 se focalise sur le super-traitement de données, la prédiction de comportement et la réalité virtuelle. La suite de la saison promet d’être fascinante ! 

C’est avec un réel plaisir que la rédaction attend impatiemment chaque lundi matin pour visionner le nouvel épisode sur OCS. 

 

Alexandre FOLLIOT

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