Le tardigrade, ou l’animal le plus difficile à tuer

Le tardigrade, aussi connu comme l’ « ours d’eau », est  un groupe de vertébrés translucides à huit pattes de moins de deux millimètres. Décrit pour la première fois en 1773, le tardigrade est l’un des rares animaux à pouvoir être présent partout sur Terre, que ce soit sur le sommet glacial de l’Himalaya ou bien sous le soleil brûlant d’Afrique. Il a en effet de grandes capacités d’adaptation. Bien sûr, de nombreux chercheurs se sont rapidement penchés sur son cas, pour enfin se rendre compte que le tardigrade, qui ne devrait vivre qu’entre un et trente mois, est en réalité quasi-immortel !

En effet, le tardigrade est capable de supporter des conditions environnementales plus que surprenantes : des températures allant du zéro absolu à 151°C, une exposition aux rayons X cent fois supérieure à la dose létale pour l’Homme, et même une pression aux alentours de 600 mégapascals, soit la pression à 60 000 mètres de profondeur marine. Encore plus fascinant, le tardigrade peut survivre à de longues périodes de glaciation. Des chercheurs ont ramené à la vie des tardigrades trouvés dans des calottes glaciaires de plus de 2 000 ans. Cet animal peut même survivre plus d’une dizaine d’années sans eau ni nourriture. Cependant, le plus étonnant reste surement sa capacité  à survivre dans le vide spatial  Une capacité qui alimente de nombreuses théories mettant en avant son origine extraterrestre. Selon cette théorie, le tardigrade serait arrivé sur Terre à bord d’une météorite, écrasée sur Terre

Mais comment expliquer une telle capacité d’adaptation ? Le tardigrade peut entrer en cryptobiose, soit dans un état végétatif dans lequel seule 0,1% de son activité vitale reste active. Pour cela, l’animal se rétracte et remplace progressivement l’eau de ses cellules par un sucre qui agit alors comme un gel. Le pourcentage d’eau dans son organisme passe alors de 80 à 3. Le tardigrade est encore aujourd’hui le sujet de nombreuses recherches étonnantes. En effet, beaucoup cherchent à intégrer de l’ADN de tardigrade dans des cellules humaines pour les rendre plus résistantes. Toutefois, cela reviendrait à effectuer des manipulations génétiques, sujet encore soumis, aujourd’hui, à de multiples controverses.

Jeanne BOULANGER

 

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