L’Atelier des Lumières : Gustave Klimt

Vous connaissez Gustave Klimt ? Non ? Aucun soucis. L’atelier des Lumières est l’expo parfaite pour découvrir d’une autre manière ce peintre symbolique autrichien de la deuxième moitié du XIXème siècle, qui fut un des membres initiateurs du mouvement d’Art Nouveau en Autriche, répondant au même mouvement en France. Pour les incultes, ce mouvement s’appuie sur l’esthétique et le graphisme des lignes courbes – comme nos bouches de “Métropolitain” parisiennes.

35344755_467776636994514_2138855694357495808_nC’est une exposition qui va vous engloutir, vous happer dans son tourbillon de lumières, de sons ; vous êtes sous les feux des projecteurs – au sens propre du terme. L’Atelier des Lumières, premier centre d’Arts Numériques de Paris, installé dans une ancienne fonderie du XIXème siècle, utilise 140 projecteurs et 50 enceintes pour une immersion musicale digne de ce nom afin d’être transporté à l’époque de l’artiste. Les quelques enfants présents dansent les valses de Vienne alors que des images d’époque interfèrent avec des détails des tableaux de Klimt.

Il ne faut pas s’attendre à une exposition classique où les tableaux se suivent les uns après les autres le long d’un mur avec leurs cartels – non, il s’agit d’être englouti par les œuvres elles-mêmes. Ce qui rend l’exposition plus abordable et intéressante pour des non-férus d’art. Elle peut, certes, déstabiliser par son pêle-mêle, son mélange de couleurs qui reste pourtant bien maîtrisé et organisé. Une jeune fille, par exemple, a eu peur de bouger tant l’impression que le sol bougeait était forte. Les images, des photos, quelques œuvres choisies dont on a isolé des fragments, des parties – qu’on a dédoublé, multiplié pour en faire des compositions agrémentées d’effets 3D comme des gouttes de pluie, un bateau isolé qui navigue le long du mur ou encore un arbre généalogique qui grandit sous nos yeux : les œuvres se dévoilent.

35328305_467777796994398_7557654694353436672_nSuite à la projection de Klimt qui dure environ 45 minutes on a le droit à un interlude du même principe du disciple de Klimt – Hundertwasser, histoire de partir sur une touche festive et colorée.

Tout le long de l’exposition, vous pouvez vous poser dans un coin, sur un pilier, au milieu de la pièce ou marcher (en dansant) le long des murs, vous perdre dans une galerie de miroirs dont le plafond suit les projections de la pièce principale.

Liza MASSON

Exposition jusqu’en novembre 2018 au 38, rue Saint Maur, 75011.

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